Ligne ferroviaire Laveline-devant-Bruyères-Gérardmer – Surtout ne pas fermer cette ligne !

La  fermeture de la ligne Laveline-devant-Bruyères- Gérardmer doit être examinée le 1er juillet en commission permanente de la Région Grand Est.  La CGT cheminots de Saint-Dié et l’association TG2V  demandent à la commission de reporter la décision le temps de faire une étude et de ne surtout pas fermer la ligne !

Cette ligne, il est vrai, ne fonctionne plus depuis longtemps mais le réseau existe encore. Cette absence de desserte ferrée enclave un peu plus la perle des Vosges. Laveline-devant-Bruyères ou plus exactement Bruyères est un noeud ferroviaire qui permet de relier toutes les directions. A une époque où il devient impératif de limiter les gaz à effet de serre et où la circulation sur route sature sur les axes Nord-Sud, il semble intéressant de réactiver cette ligne pour permettre aux scolaires, aux Gérômois et aux touristes de relier les différentes dessertes et TGV.

Des enjeux de proximité

« Quand on est alerte, on prend volontiers la voiture, mais après un certain âge, on prend les transports en commun, remarque Lucien Fritz. Les aléas de santé font qu’on dépend des transports collectifs ».  Or, on estime qu’il y aura près de 106 000 seniors dans les Vosges en 2030, il va falloir préparer cette évolution. Le contexte de crise durable redéploie également les enjeux économiques. L’économie circulaire devient un véritable enjeu et ce choix demande un aménagement des infrastructures pour une mobilité réelle dans la région.

Une ligne fermée est perdue !

Le démantèlement du réseau ferré et des petites lignes n’est plus la solution ! Ce n’est pas ce que veulent les populations. La concentration est arrivée au bout de son potentiel, il faut penser proximité et mobilité. Fortes de cette analyse, la CGT des Cheminots de Saint-Dié et TG2V ne veulent pas de cette fermeture, parce qu’une ligne fermée n’est jamais ré-ouverte ! Ces défenseurs de la ligne estiment que les derniers essais d’une liaison par car ont été faits avec la volonté de prouver que ça ne pouvait pas marcher.

Se donner les moyens que ça marche

Le potentiel de fréquentation est là. Il y a des scolaires, des touristes et des habitants prêts à utiliser cette liaison si elle correspond réellement aux besoins et à la réalité des horaires des scolaires, des travailleurs et conciliables avec les ouvertures des centres touristiques et les événements. Pour que ça fonctionne, il faut une véritable volonté politique, de la concertation, de l’information et de la communication. La CGT cheminots et TG2V  demandent de suspendre la décision le temps de faire une étude combinant les 2 projets, la voie verte et la ligne ferroviaire pour un aménagement optimal du territoire.

Désenclaver la perle des Vosges

Le projet de voie verte n’est ni programmé, ni financé. Il n’est donc pas trop tard pour concilier les 2. Pour ces 2 défenseurs de la ligne, il y a urgence à agir car ils ne croient pas qu’une fois recouverte et transformée, on puisse revenir en arrière. On n’a aucun exemple de réversibilité, abandonner la ligne, c’est la perdre ! Et il y a besoin d’une liaison entre Gérardmer et les villes environnantes pour mailler et booster le tourisme et pour développer les complémentarité et l’économie circulaire. La voie verte améliore le cadre de vie, mais n’a pas d’impact important sur l’économie et le développement et elle pourra attendre les conclusions de l’étude souhaitée.

 

 

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