Nomexy – Un homme tente de se suicider au gaz, il est sauvé par son ami !

Aujourd’hui vers 16h30, la rue Général de Gaulle est en alerte. Une femme a appelé les secours.  Son mari vient de lui donner un coup de couteau. Elle s’est enfuie et il menace de faire sauter la maison, lui dedans, en laissant échapper le gaz de sa cuisinière.

Quand les secours arrivent, la femme, 59 ans, explique qu’ils se sont disputés. Elle est emmenée au Centre hospitalier d’Épinal.  Les disputes du couple semblent être assez fréquentes, d’après les voisins.

Évacuation et périmètre de sécurité

Les sapeurs pompiers de Châtel-sur-Moselle et Charmes évacuent 4 familles de la maison d’à coté et établissent un périmètre. Inquiet, un des amis du mari, Cyril Roxard, demande à entrer. Les gendarmes refusent car il y a un risque d’explosion.

Il ne répondait pas

« J’ai essayé d’appeler mon ami, explique-t-il, mais il ne répondait pas. Je le connais bien pour avoir été son voisin. Nous allons pêcher ensemble. Je me disais qu’il était capable de se suicider au gaz, mais en même temps j’espérais qu’il ne l’ait pas fait. En tout cas, je ne supportais pas de rester là à attendre qu’il soit trop tard« .

Des procédures

« Nous avons des procédures à respecter et tout se met lentement en place, mais nous ne pouvons pas agir sur un coup de tête, défend l’adjudant Armande Mucignat de la Brigade de Thaon-les-Vosges. Il y a des autorisations à obtenir avant d’intervenir« .

J’ai entendu le pschitt du gaz qui s’échappe

Connaissant bien les lieux, Cyril Roxard contourne la scène, passe sur le coté par la maison voisine où il n’y avait personne. Il escalade le petit balcon et passe sur celui de l’habitation du couple. « Ça puait le gaz de l’extérieur, raconte-t-il. J’ai vu que le vélux des WC était ouvert. J’ai entendu le « pschitt » du gaz qui s’échappe ».

« J’ai fermé le robinet »

« J’ai passé la main tout doucement pour ouvrir sans rien brusquer. C’est là que j’ai le plus « balisé. » Je connaissais la maison et l’installation. J’ai passé la main et fermé le robinet, puis tout doucement sans secousse, j’ai ouvert les fenêtres et appelé les gendarmes et pompiers« . Le gaz s’échappait depuis 1h à peu près.

J’ai pris ce risque pour le sauver

Son ami, 60 ans, est dans un fauteuil. Il ne bouge plus, mais il est encore conscient. « Bien sûr, je me suis fait « engueuler », mais si on avait attendu, il aurait été trop tard ! J’ai pris ce risque pour le sauver. je ne pouvais pas supporter que tout le monde restent devant à attendre !« . Cyril Roxard a peut-être bravé les interdits, mais il a très certainement sauvé son ami !

Évacué vers l’hôpital d’Épinal

Deux négociateurs de la gendarmerie de Rambervillers et de Thaon-les-Vosges peuvent approcher. A force de convictions, ils réussissent à le faire sortir. Il est aussitôt pris en charge par les secours et  évacué vers le Centre hospitalier d’Épinal. « Il est fortement intoxiqué« , confie le lieutenant Claude Divoux, chef de groupe de Châtel-sur-Moselle.

Retour à la normale vers 18h

Vers 18h, le gaz est rétabli et les familles évacuées peuvent regagner leur domicile.
Les gendarmes de la Communauté de brigades de Thaon-les-Vosges et le Peloton de surveillance et d’intervention de gendarmerie d’Épinal sous l’autorité du chef d’escadron Jérôme Robert, ont géré la sécurité et mis en place une déviation le temps de l’intervention.

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