Papeterie de Docelles – La CGT repart en guerre !

Réunis à 14h sur le parking de la papeterie, les salariés, les militants CGT et ceux qui les soutiennent,  faisaient le buzz ! Ils y croient encore, ils sont toujours motivés. Ils ne lâchent rien et surtout pas UPM ! 

« On l’aime bien notre papeterie ! défend Nicolas Prévot, porteur du projet de la SCOP. Pour la CGT, le rassemblement englobait plus largement toutes les entreprises en prise avec la logique financière des grands Groupes.

Le symbole !

Docelles en est « le symbole » ! « Je suis très heureux que la CGT organise ce rassemblement. La papeterie de Docelles peut être rentable, mais UPM ne lui a laissé aucune chance en bloquant toutes les tentatives de reprise. Plus on parle de nous, plus UPM en aura marre ! « . La petite cinquantaine de manifestants restent déterminés.

Une épine dans le pied

Nicolas Prévot, informe les manifestants du licenciement des délégués syndicaux. « Une inspectrice du travail s’est laissé bernée par les arguments d’une entreprise qui fait plus de 600M€ de bénéfice et qui prétend au licenciement économique, c’est lamentable ! regrette-t-il. Nous serons une épine dans le pied d’UPM jusqu’à ce que l’usine nous appartienne ! »

Prochaines actions

Le papier carton dans les Vosges est une filière stratégique et la CGT montre du doigt ces grands groupes qui viennent piller un savoir faire et fermer des usines rentables, pour enrichir leurs actionnaires. Le 2 juillet, une assemblée décidera des prochaines actions à mener, en attendant que la plainte au tribunal de commerce soit examinée le 8 juillet à 15h.

Docelles doit vivre

« L’augmentation de la rentabilité financière casse l’emploi et nos entreprises industrielles et publiques. Docelles la plus ancienne papeterie de France doit vivre avec ses salariés ! » assène Denis Schnabel, secrétaire général de l’UDCGT.

TRW a tracé la route

Des anciens salariés de TRW, rappelle leur combat et sa conclusion : la création de VT2i. « Il y a un peu moins de 3 ans, un  groupe américain voulait fermer la boite vosgienne, mais on a créé un rapport de force et tous unis, on a réussi à leur faire mettre un genou à terre, témoigne Lionel Pavot. C’est une lutte de tous les jours et même de la nuit. 18 mois après, on s’en souvient encore !

Lutte exemplaire !

VT2i a été créé avec 85 salariés sur 312. « Elle a fait 17M€ de CA en 2012 et 19,5M€ en 2013. Vous avez la solidarité. Tenez bon ! Méfiez-vous des politiques. Un patron a horreur qu’un ouvrier veuille devenir un patron. Continuez votre lutte, elle est exemplaire ! »

 

 

 

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