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Raon-L’Étape – Le 1er Mai retrouve le chemin de la revendication !

Ils étaient 150 à se mobiliser à l’appel de la CGT et du FSU, pour défendre « le progrès social ». Un défilé qu’ils ont voulu faire à Raon-L’Étape, un secteur particulièrement secoué par les plans sociaux et « où en 1907, 3 ouvriers ont été tués pour défendre ce même progrès social ».

 

Transcom, PTP Industry, les papeteries malmenées, c’est à Raon-l’Étape !

« On essaie de mettre en avant des secteurs qui se battent pour garder leur activité et leurs emplois, souligne Denis Schnabel, secrétaire UDCGT. Et il n’y a pas que l’économie qui souffre, des écoles, le lycée professionnel, les services publics sont aussi menacés ».

La fracture sociale devient un abîme

Salariés, ouvriers, chômeurs, retraités, familles, sont venus, parce qu’ils en ont assez de se demander comment ils vont vivre demain, s’ils auront encore un travail,  s’ils auront assez d’argent pour payer le loyer, s’ils pourront offrir à leurs enfants, les études auxquelles ils ont droit !

« L’argent, il y en a dans les grands Groupes, chez les grandes fortunes, dans les paradis fiscaux ou sur les marchés financiers, dénonce la CGT. Mais l’écart entre les très riches et les très pauvres ne cessent de s’aggraver. La fracture sociale devient un abîme ! ».

D’autres choix de société

Les salariés ne veulent plus entendre dire qu’ils coûtent trop cher, qu’il va falloir réduire leurs salaires, qu’on ne pourra plus très longtemps leur garantir une retraite.

Quant aux chômeurs, ils ne veulent plus entendre dire que leurs indemnités sont confortables, qu’ils sont indemnisés trop longtemps, alors que le chômage longue durée  ne cesse d’augmenter.

Les manifestants demandent une autre distribution des richesses. Ils réclament d’autres choix de société (augmenter les salaires, développer l’emploi, défendre les filières et les services publics, protéger les salariés).

Des syndicats divisés par l’accord national interprofessionnel

Et c’est là que la scission se crée entre les organisations du travail.

Cette année, plus que les autres, les syndicats ne défileront pas ensemble. Il y a ceux qui sont pour l’accord national interprofessionnel (signé le 11 janvier) et qui pensent que la flexibilité pourra faire bouger les choses et il y a ceux qui, comme la CGT, sont contre la régression des droits sociaux que cet accord implique. « Aujourd’hui, force est de constater, qu’on ne fait pas tous la même analyse et que l’accord divise aussi en interne au sein de chaque organisation, concède Denis Schnabel. Pour la CGT, il est clair que les réformes, excepté sur quelques points minimes, ne sont pas à la hauteur des enjeux. Mais ce n’est pas par le vote qu’on fait bouger les lignes. Tout ce qui a été acquis, l’a été par les luttes des salariés et des citoyens

Que les salariés se prennent en main

Et de poursuivre : « On voit bien que les États n’ont plus la maîtrise de leur politique, tout est entre les mains de la finance. Ce sont les lobbyings au niveau de l’Europe, qui gouvernent. Que les salariés se prennent en main, pour que les choses changent ».

Il invite les manifestants à « mettre les pieds dans le plat  !».

Tous ensemble mais sans le FN

Mais ce 1er mai, la CGT a une autre inquiétude. Face à la progression du Front national, elle avoue craindre que les extrêmes et le FN récupèrent ce sentiment de désenchantement : « La cassure est telle, que les gens sont désabusés. Ils se recroquevillent en se demandant de quel coté viendront les coups. Le FN est là. A Raon-L’Étape, le FN a fait 30% au 1er tour des élections. Nous combattrons ce parti. Nous voulons revenir à de vraies valeurs. On se fonde sur le progrès social et on défend une vraie Europe sociale». Ils réapprennent le tous ensemble !

Le 1er mai, journée internationale des travailleurs

Lors de la IIe internationale socialiste, Robert Lavigne fait le 20 juillet 1889 à Paris, la proposition d’une journée de manifestation pour la réduction de la journée de travail.

Elle devint par la suite la journée de célébration des combats des travailleurs. Elle revêt un caractère revendicatif et international.

 

B.Boulay

Journaliste, c'est mon job ! J'aime les rencontres qu'il suscite, la diversité des milieux où il nous mène, les enjeux qu'il explore. J'apprécie le jeu de fil de fériste de l'éthique, qui parfois nous complique bien la vie... Après plus de 15 ans d’actualités locales, ACTU 88 est né. L’essentiel en toute simplicité. ACTU 88, c’est un journal indépendant, une aventure, un regard. C’est l’histoire d’hommes et de femmes qui donnent du sens à des projets. C’est la vie d’un territoire face aux enjeux de l’avenir. Faites-en un favori et contactez-moi ! ACTU 88 sera ce que vous en ferez ...

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