Social – 1er mai dispersé, dommage !

Le 1er mai depuis 1886, marque une lutte collective. Il correspond à un syndicalisme industriel de masse. Aujourd’hui, le marché du travail se fait plus individualiste et le syndicalisme aussi. C’est donc chacun de leur coté que les syndicats ont rassemblé les travailleurs, retraités et privés d’emploi. FO à Épinal, la CGT à Mirecourt. Plus de 300 personnes ont partagé à Mirecourt, un petit coin de parapluie et leur refus de l’austérité !

« N’en déplaise à certains, la CGT ne baisse pas les bras ! Vous êtes avec nous dans la rue comme des milliers en Europe« , déclare Delphine Rouxel, secrétaire général de l’UDCGT . Journée solidaire internationale peut-être, mais la solidarité territoriale n’est pas unanime …

Contre l’austérité !

Contre l’austérité, pour le progrès social ! clament les slogans. Les salariés dans la rue ne veulent plus de l’austérité « imposée par les patrons« . Ils ne veulent plus se serrer encore plus la ceinture, « parce que l’Europe l’exige » et parce qu’elle privilégie « un libéralisme économique à tout va ».

Des milliards aux patrons sans engagement d’emplois

« Avec leur politique sous pression du Medef, ceux qui nous gouvernent, persistent et signent dans leur volonté de condamner les salariés, les retraités et les privés d’emploi à toujours plus d’austérité. Par contre, avec le pacte de responsabilité, le patronat est servi ! On lui accorde des milliards, et toujours sans contrôle ni engagement en termes d’emploi et de salaires », dénonce la CGT.

Éloignement du citoyen

Réduction des effectifs, réduction des services publics, économies de bouts de chandelle, et « cerise sur le gâteau, le bouleversement total des structures politiques et d’État pour mieux les adapter  aux exigences du capital. Nous sommes au coeur des contradictions de classe ! Ces réformes vont se traduire par des concentrations de pouvoir et un éloignement des citoyens … Elles remettent en cause la légitimité de la démocratie, en supprimant des structures de proximité.

Toujours plus d’inégalités et l’explosion du chômage

Comment un territoire peut-il être attractif sans un service public de proximité pour les transports, la santé, l’éducation, …Pour la CGT et les travailleurs mobilisés, la politique engagée sous prétexte de compétitivité, augmente les inégalités, fragilise les plus faibles et on le voit aujourd’hui avec l’augmentation de la paupérisation, précarise les travailleurs et contribue à l’explosion du chômage (Les derniers chiffres atteignent un record).

Le 1er mai nous appartient !

C’est au coût du capital que la CGT veut s’attaquer, pas au coût du travail ! Et la réforme du dialogue social doit pour ce même syndicat, renforcer la place des salariés dans les entreprises, parce que ce sont eux qui font la valeur ajoutée de l’entreprise. « Donnons de la voix, du poids à nos exigences sociales ! Ne laissons pas le Medef et les technocrates imposer leur loi ! Le 1er mai nous appartient. Il ne peut pas être récupéré par un parti d’extrême droite. c’est une journée de solidarité internationale ouvrière ! »

 

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