Voeux Deyvillers – Les synergies suffiront-elles à compenser la baisse des dotations ?

Vendredi soir, Françoise Fleury, maire, présentait ses voeux aux habitants en espérant une année 2016 qui rit après une année 2015 qui pleure. Comme pour toutes les communes, 2016 a un parfum d’inconnu. Tout est à construire dans de nouvelles structures et tout le monde se demande ce qu’il va sortir du chapeau.

Est-ce que les synergies suffiront à compenser la baisse des dotations ? Ou faudra-t-il arriver à une augmentation de la fiscalité pour faire face à ses missions de services à la population ? Le casse tête revient sur la table : comment faire plus avec moins ? La commune va s’y atteler.

Pôle de proximité

Deyvillers conserve son appellation de Pôle de proximité et profite des services offerts par la communauté d’agglomération d’Épinal. « Tout le monde y a gagné et les habitants s’en trouvent majoritairement satisfaits », souligne Françoise Fleury, en réitérant sa proposition de mettre à disposition l’espace restant près des ateliers municipaux, pour en faire un pôle technique relais pour l’agglomération.

L’assainissement, l’accessibilité et la maison médicale

Pour 2016, les 2 projets forts seront la poursuite des travaux d’assainissement et la construction d’une maison médicale. La commune annonce qu’elle en souhaite plus participer au concours des villages fleuris, mais qu’elle entend poursuivre l’aménagement paysager et la collaboration avec les chantiers d’insertion. Il faudra également rendre accessible le bourg centre et réaménager l’accueil de la mairie.

L’aide aux communes sera comptée

« 2016 sera une année de transition pour le territoire, assure Benoit Jourdain vice président du Conseil départemental, il y a beaucoup de choses à mettre en place. Avec la grande Région, nous perdons la compétence économique, sauf pour les domaines du tourisme et de l’agriculture. Le département va perdre 5,5M€ de dotation sur un budget global de 360M€. Ce n’est pas rien ! Le volume d’aides aux communes sera obligatoirement baissé. Il faudra mutualiser pour faire mieux avec moins« .

La commune maintiendra la proximité

« L’État nous demande un effort trop violent qui pénalise les communes, déplore Michel Heinrich, président de la Communauté d’agglomération d’Épinal, mais aussi l’emploi surtout dans le BTP, puisque les investissements sont comptés et étalés. On se demande si les entreprises vont résister. La Communauté d’agglomération s’agrandit pour peser dans la grande Région avec 80 communes et 117 000 habitants en 2017. Mais je pense que la commune vivra longtemps. Tout est macro, il y a besoin de proximité et ce sera la commune qui l’apportera. L’agglo doit faire juste ce que les communes ne peuvent pas faire ».

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page