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Enlèvement – Le père et son complice risquent 5 ans de prison

Le procureur a fait le point ce soir sur l’enlèvement du petit garçon de 20 mois au Pôle petite enfance, par son père et un complice, qui risquent tous deux, 5 ans de prison. Le bébé est sain et sauf et a été rendu hier à sa mère en début d’après-midi.

10h30, le père se présente au Pôle petite enfance de la ville. Il a prévenu qu’il viendrait passer un peu de temps avec son enfants qu’il n’avait plus vu depuis l’été. Il a l’autorité parentale. Tout est normal.

Le père a quitté le domicile en mars 2016

Les parents sont séparés. Ils semblent avoir une vie de couple un peu mouvementés car ils se sont séparés puis se sont réconciliés, jusqu’à ce que le père quitte le domicile un matin de mars 2016 sans rien dire, en laissant l’enfant avec sa mère. Il habite désormais Saint-Nazaire. Il a fait une requête auprès du juge aux affaires familiales pour que les 2 enfants, le petit garçon et sa soeur de 3 ans, soient domiciliés en Loire-Atlantique.

Chacun veut les enfants chez lui

La mère a fait la même demande, pour que les enfants restent chez elle. Tout deux venaient de recevoir une invitation à comparaître le 11 janvier 2017. « Est-ce que l’idée de cette audience a été le déclencheur ? » , s’interroge le procureur. Il n’y a pas de réponse aujourd’hui. Il semble que la maman ait un nouvel ami, ce qui aurait pu déclencher la réaction du père. Mais toujours est-il qu’il avait décidé d’emmener l’enfant quelques jours avec lui. Quand le personnel s’en aperçoit, il prévient la mère qui travaille juste à coté.

Après s’être battu avec sa femme, il emmène l’enfant

Le père depuis mars n’avait vu l’enfant qu’une seule fois pendant les vacances d’été, mais il avait eu des contacts visuels par skype quand l’enfant était à la crèche. La mère arrive, tente de s’opposer à ce qu’il emmène l’enfant. Ils se battent. La mère a des cheveux arrachés, il la fait tomber. Lui-même déséquilibré par la lutte, tombe aussi avec l’enfant. Le père se relève et embarque l’enfant dans une voiture prête et conduite par son complice, un ami de Loire-Atlantique.

Une diffusion nationale urgente

Une assistante maternelle essaie de bloquer la voiture mais il accélère et elle s’enlève quand il la touche. La voiture démarre en trombe et disparait. La police a été prévenue tout de suite, elle enquête pour avoir des éléments à donner à ses patrouilles de recherche. lLenfant ne semblant pas en danger, l’alerte enlèvement n’est pas déclenchée bien que l’enlèvement soit avéré, mais une diffusion nationale urgente à tous les commissariats et gendarmeries de France. Il est relayé par le SRPJ (police judiciaire) de Nancy et la DPJ de Strasbourg.

Quadrillage au sol et dans les airs

« Nous n’avions pas l’immatriculation, juste le type de voiture et la couleur« , explique le commissaire divisionnaire Patrick Roussel. La gendarmerie a mis à disposition son hélicoptère, pendant que les commissariats se coordonnaient pour le quadrillage à terre. Tous les effectifs ont été engagés. 2 autres hélicoptères étaient en pré-décollage à Villacoublay.

Dans une station service à Saint-Dizier

La voiture a été repérée à la sortie d’une station services sur la RN4 à proximité de Saint-Dizier en Haute-Marne. Au début, les 2 hommes ont fui et la difficulté était de les poursuivre sans mettre en danger la vie du bébé, mais quand ils ont vu que les forces de l’ordre ne les lâchaient pas, ils ont fini par se garer. Les 2 hommes ont été placés en garde à vue et le bébé a été rendu à sa mère vers 13h30.

Des casiers chargés

Le père âgé de 28 ans cumulent 23 mentions sur son casier, dont plusieurs pour violences. Son complice âgé de 37 ans a lui aussi une condamnation lourde pour vol avec arme. Les premiers éléments d’enquête sur l’étude de son téléphone entre autres laissent clairement voir que l’enlèvement avait été programmé. Les auditions des personnels du Pôle Enfance se poursuivent. Mais pour l’instant, les 2 hommes ne comprennent pas ce qu’on leur reproche.

Ils risquent 5 ans de prison

« Le père explique qu’il avait l’autorité parentale, qu’il pouvait donc emmener son enfant et il considère la violence et le combat qui lui sont reprochés comme de la légitime défense. Pour eux, cette garde à vue est une injustice !« , indique  Étienne Manteaux. La garde à vue court jusqu’à demain matin. Le parquet va devoir décider si les juges considèrent que c’est un enlèvement de moins de 24h et le passent en comparution immédiate ou s’ils demandent une ouverture d’informations. Le père et son ami risquent 5 ans de prison.

http://www.actu88.fr/epinal-le-bebe-de-20-mois-enleve-ce-matin-a-ete-retrouve-le-pere-est-interpelle/

 

B.Boulay

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