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Épinal – Dany Boon, un ch’tit passage pour « la ch’tite famille »

Presque 1h d’attente pour 10 minutes de show devant une salle de fans, le passage de Dany Boon avec Guy Lecluyse pour l’avant première  de son dernier film « la Ch’tite Famille » étaient assez déroutant.

L’annonce de sa présence a suffi à remplir 2 salles et à rassembler 700 spectateurs venus en famille juste pour passer un bon moment.  A l’aise, rôdé, Dany Boon a la tchatche, le verbe haut et relance le show avec Guy Lacluyse. Il parle peu du film, un peu plus du Nord, mais ça n’a pas d’importance, le public smartphone en main est occupé à le filmer. Sa seule présence suffit !

4 ans pour écrire le scénario

« J’ai mis presque 4 ans à écrire le scénario« , raconte l’auteur, qui cumule les rôles à la fois scénariste, comédien, réalisateur et co-producteur. « Guy a dû perdre 15kg pour jouer mon frère », glisse-t-il. « Ma femme aurait aimé que je fasse plus de films avec Dany Boon ! » renchérit Guy Lacluyse. Ces deux-là, c’est clair, s’entendent comme larrons en foire.

L’important, c’est de vous faire rire

« La Ch’tite Famille, c’est de la dôlerie tout le long, le bonheur de tourner avec Pierre Richard, poursuit Dany Boon. Ça m’a fait drôle ! J’ai rajouté des petites scènes parce que c’était lui ! Pour moi le plus important, c’est de vous faire rire et de provoquer des émotions ». Et d’ajouter : « Vous les Vosgiens, vous avez le même grand coeur que dans le Nord, d’ailleurs en pliant la carte, ça se touche ! ».

La quête du presque rien

Le film commence sur une interview du célèbre Designer parisien Valentin et de sa compagne, qui expliquent que leur travail, c’est la quête du presque rien, le sens plein du vide, le confort du rien. C’est pédant, c’est cliché mais on sourit. Pour arriver aux sommets, Valentin a renié ses origines et préfère dire qu’il a été abandonné. Mais sa famille débarque au milieu d’une exposition au palais de Tokyo avec sa gouaille, ses gros sabots de provinciaux, son parler ch’ti et son aculture. Des extraterrestres …

Caricatures et stéréotypes

On avait tous les ingrédients pour un film touchant sur la confrontation des classes, le décalage des cultures, sur l’ascension sociale, mais tout est « trop » ! Les clichés s’additionnent jusqu’à l’overdose, les gags forcés basculent dans la bouffonnerie. On est dans la caricature, les stéréotypes et on n’a pas envie de ça ! Encore plus quand un accident fait basculer Valentin et le renvoie à l’époque de ses 17 ans avec juste ses souvenirs et son parler Ch’ti.

On aimerait plus de finesse

Le casting avec Line Renaud, Valerie Bonneton, laurence Arné, François Berléand, Pierre Richard … est alléchant, mais le résultat n’est pas à la hauteur. Quelques scènes émouvantes qui sonnent justes « dans cette baraque des mensonges » et l’on comprend bien que le propos est juste de trouver son authenticité sans se renier, de se construire sans se perdre, mais si on ne passe pas un mauvais moment, on aimerait vraiment plus de finesse et de justesse dans le ton. Le film est en salle à partir du 28 février

 

B.Boulay

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