Gérardmer – Des nouvelles mesures pour le taux de radon à l’école Marie Curie

Du radon a été mesuré à l’école maternelle Marie Curie. Des travaux ont été effectués en janvier 2015, mais ils n’ont pas suffi. Les derniers contrôles ont montré qu’il restait 2 zones d’alerte. Une nouvelle série de mesures sera effectuée du 22 février au 31 mars, en attendant des travaux lourds programmés cet été. Pour les 6 mois restants, des dosimètres seront installés pour un contrôle permanent.

Le radon n’est pas un gaz très dangereux. Il provient des roches granitiques et il faut y être exposé longtemps et à forte concentration pour qu’il y ait de réels risques. À long terme, l’inhalation concentrée de radon augmente le risque de développer un cancer du poumon. L’agence régionale de santé définit 2 seuils, un seuil de précaution qui est de 400bq/m³ et un seuil d’alerte de 1000bq/m³. La norme est de 200bq/m³pour les nouveaux bâtiments.

Obligation de faire des mesures

Le code de la santé publique et son arrêté du 22 juillet 2004 imposent aux propriétaires de certains établissements recevant du public (ERP) situés dans les zones prioritaires de faire procéder à des mesures de radon. Or, les Vosges font partie des départements prioritaires. En présence de radon, il y a 2 moyens d’intervenir : éviter que le radon ne passe à l’intérieur du bâtiment et aérer pour l’évacuer.

8 zones de plus de 400bq/m³, dont 3 au seuil d’alerte

Fin 2014, une campagne de mesures a donc été réalisée pendant 10 semaines en période défavorable (hiver parce qu’il y a plus de confinement) de fin septembre au début décembre par le cabinet spécialisé ALQA (association lorraine pour la qualité de l’air). Ces mesures ont révélé 8 zones dont le taux était compris entre 400 bq et 1000 bq/m³ dont 3 avaient un taux supérieur aux 1000bq/m3. Sur les conseils du cabinet, des travaux d’étanchéité ont été réalisés pour confiner le radon dans le sous-sol et éviter qu’il ne puisse passer à l’intérieur de l’école et 7 extracteurs ont été mis en place dans les zones exposées.

3 centrales de traitement de l’air

« Les travaux ont été validés par l’Agence régionale de santé. Ils ont été réalisés au cours du premier trimestre 2015, explique Stessy Speissmann, maire de Gérardmer. Un an après les travaux, nous devons refaire des contrôles. Nous les avons fait de septembre à décembre et nous avons trouvé 2 zones qui avaient encore une concentration de plus de 1000 bq/m³ ». Cette fois, la mairie veut le nec plus ultra ! Elle va installer 3 centrales de traitement d’air dans ces zones et un enduit sur le granit du sous-sol.

Des mesures du 22 février au 31 mars

Mais ces travaux ne peuvent se faire que lorsque les enfants ne seront plus à l’école pendant les vacances d’été. Du 22 février au 31 mars, une nouvelle campagne de mesures sera effectuée et des dosimètres vont être installés pour un contrôle continu. « Les parents peuvent être rassurés, rassure le maire. Le dosimètre permettra d’éviter tout risque et l’exposition antérieure n’est pas dangereuse, parce qu’elle n’est pas régulière ».

Pas d’autres écoles d’un taux > 400bq/m³

« De toute manière en se promenant dans la rue à l’air libre, les habitants sont déjà exposés à 100- 150 bq/m³« , précise encore Stessy Speissmann. Les travaux coûteront en tout 130 000€ à la ville, mais il n’est pas question de transiger avec la santé des enfants. D’ailleurs, les autres équipements devront être également testés un peu plus tard. Par contre, aucune autre école n’a présenté de taux supérieur à 400bq/m³ lors des mesures en 2014.

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