Environnement

Paysage de France – 60 000 contre, le projet de décret « Affichage » abandonné

Une enveloppe géante contenant les 60 000 signatures contre projet de décret affichage, a été déposée hier matin à Bercy par les 7 associations nationales qui se sont unies pour demander son retrait. Ce qui aurait été consenti. Seule, la disposition pour les grands stades resterait.

Paysages de France, Agir pour l’environnement, Résistance à l’agression publicitaire, Les Amis de la Terre, Attac, la SPPEF, et Maisons Paysannes de France se mobilisent contre « ce projet destructeur, présenté de façon pour le moins confidentielle le 3 septembre 2015, sans que la moindre concertation ait pu avoir lieu« .

Sans réponse

Les courriers , appels, communiqués adressés à la Ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, Ségolène Royal, étaient jusque-là restés sans réponse.

Un projet de décret très contesté

c’est :
– Des panneaux scellés au sol dans 1 500 villes et villages de France qui en sont préservés depuis toujours
– Une surface de panneaux qui passe de 12 à 16 m2
– L’augmentation, considérable, de la surface de plusieurs millions de dispositifs
– L’installation de milliers de panneaux numériques dans des communes où ils sont actuellement interdits

Un projet qui va contre la défense des paysages

« Un projet de décret qui bafoue l’objet même du « Projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages » défendu devant les élus par un gouvernement unanime. Depuis le lancement de cette « bombe contre l’environnement », l’objectif a toujours été d’aider la Ministre à défendre l’environnement contre les assauts conjugués des afficheurs et d’Emmanuel Macron« , insistent les associations.

60 000 signatures qui font la différence !

A la suite de la Ministre de l’écologie, Emmanuel Macron finit par renoncer devant le tollé provoqué : « Nous sommes parfaitement d’accord pour abandonner ces mesures qui ne sont pas consensuelles et appliquer la seule disposition réglementaire qui concerne les grands stades. », déclare-t-il le 9 février en conférence de presse.

En attente d’une confirmation officielle

Les associations restent mobilisées en attendant la confirmation officielle de cette déclaration. « La mesure concernant les grands stades ne pourra être que temporaire et limitée aux stades accueillant l’Euro 2016″, défendent-elles. Elles demandent toujours à être reçus par la Ministre de l’Écologie, pour lui présenter « des propositions qui iront dans le sens d’une amélioration du Code de l’environnement, pas de sa destruction ».

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