Histoire – La France à la veille de 1914…

Dans le cadre des commémorations du centenaire de la Grande Guerre, la société d’Émulation des Vosges évoquait ce soir  « La France à la veille de 1914 ». Plus de 70 personnes se sont retrouvées dans l’amphithéâtre de la Faculté de droit  pour la présentation de Gérald Guéry .

Avec verve et talent, cet historien retrace les années d’avant la Grande Guerre, que ce soit  la vie quotidienne et sociale, les progrès scientifiques et techniques, l’activité culturelle, politique et diplomatique, en s’appuyant sur de nombreuses illustrations et cartes postales d’époque.

Des anecdotes à foison!

Saviez-vous que l’espérance de vie à l’époque était de 46 ans pour un français ( un norvégien avait 10 ans d’espérance de vie de plus, un espagnol 10 de moins!).  En 1914, seulement 1% d’une classe d’âge passait le baccalauréat ( pour 80% actuellement) et les bataillons scolaires entrainaient les jeunes écoliers au tir et à l’esprit de reconquête. En termes de dépenses des ménages, 62% du budget était consacré à la nourriture ( 50% du budget alimentaire étant consacré à l’achat de pain!)

Des histoires de sous…

Les monnaies belges, italiennes, grecques et suisses avaient cours en France et étaient acceptées. Une « mini union monétaire » avant l’heure née d’une similitude volontaire de grammage d’argent entre les différentes monnaies ! Et au grand étonnement des amateurs d’histoire présents, la pièce de 5 francs frappée en 1803 était toujours d’emploi en 1914 !

Des technologies en pleine évolution

Prises au même endroit à Paris, une photographie de 1905 comparée à celle de 1910, illustre sans équivoque les évolutions en cours. On assiste à la disparition des véhicules hippomobiles au profit exclusif des automobiles à essence.
Les frères Michelin sortent leurs premières cartes routières en quadrichromie au 1/200 000e et Roland Garros en 1911 s’élève en avion à 4 000 mètres d’altitude. En 1914, ils parviennent à 6 000 mètres et c’est un exploit !..

Une société en mutation

Les premières lois sociales de 1913 prévoient 60 francs d’allocations familiales mensuelles au 4éme enfant. Ce qui représentait une belle somme pour l’époque.

Prémices d’une guerre

48 années de paix et de prospérité ont été soudainement interrompues par une conjoncture politique et stratégique belliqueuse. Et ce  contexte de vie, maintenant disparu, est à l’origine de la déflagration de la première guerre mondiale et de toutes les  secousses du XXe siècle.

Prochaine conférence

Mercredi 19 février à 20h30 à la Faculté de Droit avec pour thème « Les fusillés pour l’exemple dans les Vosges en 14-18 » par Eric Mansuy, Professeur d’histoire au Lycée Louis Lapicque à Epinal.

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