Les batailles des Vosges 1915-2015 – Photos d’hier et d’aujourd’hui …

Tout l’été, l’exposition concoctée par Jacques Grasser met face à face des photos anciennes issues pour la plus grande partie de sa collection personnelle et des photos qu’il a prises sur les sites de bataille tels qu’ils sont aujourd’hui avec des traces encore visibles de ces combats entrés dans l’histoire comme étant des plus meurtriers.

Les 12 photos de sites sont exposés devant le musée du Chapître, juste au-dessus de la haie. Elles ponctuent le chemin d’accès et le regard s’y arrête. On y découvre la tête des faux, où les combats virulents ont coûté la vie à 150 français appelés les diables bleus, le Violu connu pour ses tranchées d’explosifs, le Hartmannswillerkopf et ses batailles « mangeuses d’hommes ». La nature semble bien paisible sur ces clichés, mais d’après Jacques Grasser, l’historien spinalien, elle n’a pas repris tous ses droits !

Des sites qui en gardent les traces

« On y trouve énormément de traces, des barbelés, des tranchées, des blockhaus en béton construits par les Allemands… », assure-t-il. En se promenant, sans trop chercher, on tombe sur tous ces vestiges des batailles les plus violentes des Vosges. Des lieux qui parlent aux élus venus inaugurer l’exposition, ils évoquent un téléphérique installé au Hartmannswillerkopf pour monter les 30 000 obus que les soldats tiraient chaque jour. Plus de 8867 Français y ont été tués et encore plus d’Allemands.

Des batailles parmi les plus meurtrières

« Les batailles des Vosges figurent parmi les plus meurtrières, raconte Jacques Grasser, parce que 1915 correspons aux offensives françaises et allemandes. Le massif des Vosges est le seul front en Montagne. Je voulais marquer le coup pour ces 100 ans, parce qu’on en parle peu. Et en face, je voulais montrer ces sites 100 ans plus tard encore marqués, parce que le terrain escarpé conserve la nature en l’état« .

Des mouvements de troupes

À l’intérieur au 1er étage du musée, sont exposées des photos des mouvements des troupes, des différents régiments, des défilés dans les villes et des départs en manoeuvre …  toutes issues, exceptés les 3 clichés de Fabrice Henriot, de la collection personnelle de Jacques Grasser. »Aujourd’hui après les diverses restucturations, il ne reste que 2 régiments encore en fonction, le 152e RI à Colmar et le 4e chasseurs à cheval qui n’est plus à cheval à Gap », précise-t-il. Les Spinaliens de souche ont entendu raconter ces moments et les souvenirs remontent… On finit la visite sur un portrait du grand-père Grasser affecté au 43e Régiment d’infanterie.

 

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