Maladie des feuillus – « Les pesticides ne résolvent rien et sont toxiques »

Vosges Nature Environnement après avoir évoqué la question des maladies des feuillus  et des végétaux invasifs avec Générations Futures (le danger des pesticides) et des forestiers, prend le contrepied de la position de  l’UPJ. La menace est réelle, mais les pesticides n’arrangent rien !

L’UPJ, qui regroupe entre autres, les fabricants de pesticides destinés aux jardiniers amateurs ou aux professionnels des espaces publics, lance une alerte pour protéger les jardins publics et les forêts de la disparition d’espèces vulnérables.. . « La démarche serait louable si elle relevait de la défense de l’intérêt général », protestent Jean-François Fleck, porte-parole des associations de défense de la nature.

Pas de pesticides, c’est protéger la santé du public

« UPJ défend le tout pesticide car leurs fabricants craignent une baisse de leur chiffre d’affaire suite à l’interdiction programmée et justifiée de l’usage des poisons qu’ils mettent sur le marché, protestent les défenseurs du « sans pesticides ». Le législateur a fait le choix de protéger en priorité la santé des enfants et du public qui fréquentent ces espaces publics, car les pesticides utilisés sont dangereux et liés à l’explosion de nombreuses pathologies humaines ».

Les pesticides déciment l’écosystème

L’UPJ brandit le spectre de la disparition de nombreuses espèces végétales et se présente comme le défenseur du patrimoine. « La lutte contre les espèces invasives et les attaques de ravageurs ne saurait être chimique, car le remède serait pire que le mal pour l’ensemble de l’écosystème et le public qui le fréquente », poursuivent les associations de défense de l’environnement. Les pollinisateurs, déjà très décimés par les pesticides agricoles seraient aussi impactés.

Diversification des variétés et sélection naturelle

On ne sauvera pas les ormes, les platanes, les frênes avec les pesticides, et cela n’est heureusement pas envisagé ! La première précaution à prendre est préventive : développer la variété des espèces, renoncer à la concentration d’une même espèce (plus vulnérable aux maladies) dans les jardins comme les forêts. Quand une espèce est touchée, on élimine les sujets touchés, on sélectionne les graines de ceux qui résistent pour la réimplanter. On la rend ainsi naturellement résistante.

Avec les pesticides, ce sont les ravageurs que l’on rend résistants !

« On ne résout pas le problème et il faut sans cesse augmenter les doses et/ou avoir recours à des produits encore plus toxiques…C’est une fuite en avant insensée, avec comme corollaire l’empoisonnement généralisé du vivant« . L’utilisation de la perméthrine (insecticide) pour lutter contre le bostryche a montré que cela faisait mourir les vers de terre et autres microorganismes du sol qui régénère son humus…

Développer la recherche pour une lutte biologique

Dans un jardin, il est tout de même préférable de changer d’espèce végétale, de développer la variété des végétaux, plutôt que d’attenter à la santé des enfants ! Tout cela n’empêche pas de développer la recherche pour une lutte biologique intégrée.

http://www.actu88.fr/upj-alerte-des-maladies-menacent-nos-forets-et-jardins-du-grand-est/

 

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