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Mobilisation des policiers – Toujours en colère !

Les policiers étaient à 13h30 devant le tribunal pour marquer leur volonté de coordonner les instances pour une véritable justice. « Le contexte a changé et la police est restée avec les mêmes règles, ça ne fonctionne plus », déplore Alexandre Remy. C’est un ras-le-bol général qui s’exprime ces dernières semaines !

Les journées de 12 à 13h, les collègues blessés que ce soit à Épinal ou à Saint-Dié, les  policiers en ont assez ! Ils ne veulent plus subir ces agressions sans pouvoir se défendre. Ils ne veulent plus attendre qu’on leur tire dessus pour riposter ! Ils ne veulent plus n’avoir que 2×15 cartouches face à des kalachnikovs. Il y a un vrai malaise avec la prolongation de l’état d’urgence. L’effort d’investissement dure mais les hommes s’épuisent !

En dehors des attaques, on est plutôt la cible à abattre

Ils ne veulent plus non plus attraper des délinquants pour qu’on les relâche aussitôt. « Celui qui a agressé le policier d’Épinal aurait dû être en prison. Il a profité d’une permission pour s’enfuir, dénonce Alexandre Remy pour le Syndicat Alliance.  Quand il y a un attentat, les gens manifestent leur sympathie à la Police, mais en dehors sur le quotidien, on est plutôt la cible à abattre ! ». Peut-être est-il temps de mettre les structures autour de la table pour coordonner vraiment les actions, suggèrent-ils.

Souvent agressés …

« Quand une voiture de police est arrêtée au feu, il n’est pas rare que des délinquants casse la vitre pour jeter un explosif ou pour agresser les policiers« , racontent-ils, avec le sentiment d’être les mal aimés et de ne plus rien y comprendre. « Et encore à Épinal, les unités sont à taille humaine et il est facile de dialoguer avec la préfecture ou le parquet en direct. On a la chance de pouvoir dialoguer ».

On a besoin d’effectifs performants

Ils travaillent beaucoup, s’exposent et n’ont pas le sentiment d’être reconnus pour ce qu’ils donnent. « La police d’aujourd’hui n’est pas celle d’il y a 20 ans et elle n’est pas confrontée aux mêmes situations ! On a besoin de plus d’effectifs. Les volontaires et réservistes ne sont pas assez formés. On ne se plaint pas de les avoir parce qu’ils viennent quand même renforcer les équipes, mais il faut aussi renforcer les personnels formés pour le métier« .

Ils ne veulent pas être juste des cibles

Ils veulent aussi pouvoir se défendre à armes égales avec des terroristes. « Les gendarmes peuvent quand ils sont en danger faire des sommations et se défendre. Nous, il faut qu’on nous tire dessus pour pouvoir riposter. Le rapport de force est démesuré et pas en notre faveur. On nous demande d’intervenir mais  on a nos 2x 15 cartouches face à des kalachnikov qui tirent 30 balles en 1s. On ne demande pas un permis de tuer parce que ceux qui ont été amenés à le faire ne s’en remettent pas facilement, mais nous ne voulons pas être des cibles ! Nous demandons juste que le législateur y réfléchisse. »

Malaise, colère, ras-le-bol, c’est sérieux !

l est rare d’avoir un mouvement national chez les Forces de police et les instances ont bien compris qu’il ne fallait pas ignorer ce malaise profond. Dans la mesure où les policiers n’ont pas le droit de manifester, quand ils transgressent l’interdiction, c’est du sérieux ! Ils rencontrent les autorités.

B.Boulay

Journaliste, c'est mon job ! J'aime les rencontres qu'il suscite, la diversité des milieux où il nous mène, les enjeux qu'il explore. J'apprécie le jeu de fil de fériste de l'éthique, qui parfois nous complique bien la vie... Après plus de 15 ans d’actualités locales, ACTU 88 est né. L’essentiel en toute simplicité. ACTU 88, c’est un journal indépendant, une aventure, un regard. C’est l’histoire d’hommes et de femmes qui donnent du sens à des projets. C’est la vie d’un territoire face aux enjeux de l’avenir. Faites-en un favori et contactez-moi ! ACTU 88 sera ce que vous en ferez ...

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