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Tchernobyl d’abord, Fukushima ensuite, « Vosges Alternatives au nucléaire » dit stop !

Ils étaient très peu sous la pluie en faction devant EDF, dégoulinants mais déterminés à rappeler la catastrophe de Tchernobyl. 27 ans plus tard, le bilan est tellement lourd ! Fukushima a ravivé la prise de conscience. Ce week-end, les militants rappellent les dangers et les drames de ces catastrophes impossibles à maîtriser. Ils disent stop au nucléaire ! Et les voitures klaxonnent en passant pour les soutenir…

En Ukraine, samedi 26 avril 1986, 1h24, une série d’erreurs commises par les opérateurs du réacteur de l’Unité 4 de la centrale de Tchernobyl, entraîne la fusion du cœur. La pression de la vapeur fait sauter le couvercle du réacteur, laissant échapper un nuage radioactif. L’évacuation de la ville de Pripyat situé à 3 km de la centrale ne commence que le 27 après-midi et celle de la ville de Tchernobyl à 25km de la centrale n’intervient qu’une semaine plus tard.

Des leçons à tirer !

600 000 à 800 000 « liquidateurs » ont été envoyés au pied du réacteur de Tchernobyl pour éteindre l’incendie et bâtir un sarcophage en béton pour ensevelir les restes des installations. Ils ont œuvre à  mains nues, sans autre équipement que des pelles et des jets d’eau.

Le dernier des quatre réacteurs de Tchernobyl a été arrêté en 2000.

Un nouveau sarcophage pour 2015

Un nouveau sarcophage est en cours de fabrication pour remplacer le premier qui s’est fissuré en février sous le poids de la neige. La nouvelle structure doit être achevée en 2015. Elle devrait permettre d’effectuer en toute sécurité des opérations de décontamination à l’intérieur du réacteur accidenté. Le coût total de l’opération est estimé à 1,5 milliard d’€.

Une contamination étendue

Ces conséquences sanitaires de la catastrophe de Tchernobyl sont encore controversées. Les chercheurs reprochent aux experts de minimiser les risques par excès de prudence ou conflit d’intérêts. Une bonne partie de l’Europe a été contaminée, mais l’Ukraine, la Russie et le Bélarus, étaient aux premières loges.

Des conséquences dramatiques

Les enfants nés après l’accident ont présenté des malformations visibles. Les leucémies et cancers de la thyroïde enregistrés chez les moins de 15 ans se comptaient par milliers dès 1990 en Ukraine. Le sang, les seins, les poumons sont particulièrement touchés.

Des expériences récentes menées sur des rats à qui l’on avait fait boire de l’eau de Tchernobyl montrent que les rongeurs présentent rapidement des anomalies biologiques.

Est-ce bien votre choix ?

Les militants de Vosges alternatives se mobilisent tout le week-end à Darnieulles pour faire réfléchir l’opinion. Est-ce ce qu’ils veulent pour leurs enfants ? Pour les générations à venir ? Les citoyens ont-ils bien mesuré et accepté le risque pris ?

Car ils en sont persuadés, ça n’arrive pas qu’aux autres ! vous aurez tout le week-end pour en débattre. En attendant, ils militent auprès des instances mondiales pour avoir des garanties de soins et prises en charge et  construire un plan de gestion de catastrophe nucléaire.

 

http://www.dissident-media.org/infonucleaire/estimations.html

http://www.actu88.fr/ai1ec_event/la-filiere-nucleaire-en-question/?instance_id=534

B.Boulay

Journaliste, c'est mon job ! J'aime les rencontres qu'il suscite, la diversité des milieux où il nous mène, les enjeux qu'il explore. J'apprécie le jeu de fil de fériste de l'éthique, qui parfois nous complique bien la vie... Après plus de 15 ans d’actualités locales, ACTU 88 est né. L’essentiel en toute simplicité. ACTU 88, c’est un journal indépendant, une aventure, un regard. C’est l’histoire d’hommes et de femmes qui donnent du sens à des projets. C’est la vie d’un territoire face aux enjeux de l’avenir. Faites-en un favori et contactez-moi ! ACTU 88 sera ce que vous en ferez ...

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