Vosges terroir – Un fumet bien de chez nous

Mercredi à Saint-Rémy, Vosges Terroir faisait le bilan 2014 et le programme 2015. L’occasion pour les autres producteurs, de découvrir la bergerie et l’atelier de transformation d’Emmanuel Sertelet.

« Vosges Terroir va bien, annonce Jérôme Mathieu, président de la FDSEA des Vosges. C’est la  preuve de la qualité des produits du terroir« . Une démarche qui prend de la valeur en ces temps où l’on se questionne sur le modèle économique et sur les orientations à privilégier. Le « tout rentabilité » ne fonctionne plus. Les circuits courts et l’économie circulaire reviennent à l’ordre du jour avec d’autant plus de force.

14 nouveaux et une centaine de produits agréés

En 2014, Vosges Terroir compte 14 nouveaux producteurs sur les 72 adhérents. Les 2 commissions annuelles ont  labellisés 80 à 100 produits. Chaque produit est réévalué tous les 2 ans. La marque développe les buffets traiteurs Made in Vosges, les coffrets cadeau …  Elle organise le Trail des terroirs en mars et sera présente à la journée Vosges au Salon de l’agriculture à paris le 25 février et sur les marchés d’été, place des Vosges.

Peut-être bientôt des paniers fraicheur dans les gares

Peut-être trouvera-t-on bientôt les produits Vosges Terroir jusque dans les gares avec des paniers fraicheur. C’est en cours de négociation.  Il s’agit de trouver chaque année, de nouvelles idées de promotion des produits et d’être au bon endroit au bon moment pour faire apprécier les savoir faire des producteurs vosgiens. A une ère où les consommateurs sont en recherche d’authenticité et de vraies saveurs, Vosges Terroir offre une vraie valeur ajoutée.

20 agneaux par jour en période d’agnelage

Emmanuel Sertelet, qui recevait ce point d’étape, est agriculteur depuis 9 ans. Il compte 400 têtes dont 250 brebis. « J’ai construit le bâtiment moi-même avec du bois de la tempête », explique-t-il en faisant visiter sa bergerie. « 20 agneaux naissent en moyenne chaque jour, poursuit-il. Ce matin, il y en avait déjà 12″. Le groupe a eu droit à 3 naissances en direct ! Un spectacle toujours attendrissant…

Je ne vends plus aux coopératives depuis un an

Emmanuel Sertelet commercialise ses agneaux et possède également un petit laboratoire de transformation pour faire saucisson sec, saucisses, merguez, gigot fumé séché façon viande des grisons des terrines ou des tourtes. « Je ne vends plus du tout aux coopératives depuis un an, mais ça s’est fait progressivement, détaille l’éleveur. Aujourd’hui, je vends essentiellement aux musulmans ». Il fait son foin, monte 150 brebis au Valtin en été et se confronte au loup. « Il y a 2 ans, j’ai perdu 9 brebis », confie-t-il, parce que je ne peux y monter qu’une fois par semaine.

Un labo modeste mais des produits goûteux

Quant aux produits transformés, c’est de la vente directe ou sur le marché paysan de Senones. « J’ai obtenu 4 coups de coeur pour 5 produits présentés à la commission Vosges Terroir« , se réjouit-il. Mais avant de passer à l’élevage, il était cuisinier et avait un restaurant ! Son laboratoire est une simple chambre froide avec une table de travail, un hachoir et de la peinture alimentaire aux murs. « Ça m’a coûté 5000€ et le contrôle sanitaire n’a rien trouvé à y redire« . Ses produits mixent 50% brebis, 50% porc (sauf le fuseau lorrain pur porc). Il ne produit que des quantités modérées, mais le résultat est à la hauteur des attentes.

 

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