Chantraine – Charly Couture, les résistantes du textile !

Comme le roseau, cette entreprise qui fabrique du linge de maison et des produits spécifiques depuis 1998, veut plier et résister à la crise, mais surtout ne pas rompre ! C’est le message qu’elle fait passer auprès d’Éric Requet, secrétaire général de la préfecture. Et les aides sur le coût du travail, c’est bien, mais insuffisant !

« Je suis très prudente, annonce Alexandra Faivre, directrice, j’y vais marche après marche et mieux vaut tenir que courir. J’ai commencé avec du personnel en intérim pendant 2 ans ». Elle assure l’avenir de ses 14 salariés, mais proteste contre le coût de la main d’oeuvre, qui ne lui permet pas d’être aussi compétitive qu’elle le voudrait. Ses employées sont toutes au SMIC. Les aides sur le coût du travail, c’est vraiment mieux que rien, mais loin d’être suffisant !

Des métiers qui se perdent

Elle évoque des donneurs d’ordre parisiens qui chicane une augmentation d’1 centime d’euros. « Si on n’avait pas créé la filiale en Tunisie, on n’existerait plus ! », analyse-t-elle. La moyenne d’âge dans l’entreprise est de 43-44 ans et Alexandra Faivre pense à préparer la relève. « C’est un savoir faire particulier, des métiers spécifiques, qui se perdent« , argumente-t-elle. Les salariées travaillent sur de petites quantités, du sur mesure et des produits spéciaux.

Former les nouveaux employés

Sébastien Hach, responsable du Pôle entreprise et emploi de l’Unité territoriale des Vosges,  dégaine ses dispositifs. L’Institut Supérieur Textile d’Alsace de Mulhouse vient sur place dans l’entreprise pour former les nouvelles recrues.

Il faut tenir !

« Ce n’est pas une mince affaire de subsister aujourd’hui,  insiste-t-elle. On doit avoir les reins solides ». Pour l’instant, le chiffre d’affaires de 1,2 M€ ne lui permet pas d’envisager d’autres développements. Mais Alexandra Faivre y croit, le travail revient petit à petit en France. « Il y a de l’avenir, mais il faut  pouvoir tenir la distance !« .

Un nouveau bâtiment logistique

Elle aimerait aménager le bâtiment voisin en site logistique et de stockage de 500 m2 avec un quai d’embarquement adapté. Le coût du projet s’élève à 350 000€. C’est un gros investissement et il lui faut de l’aide ! Elle réfléchit également à reclasser les chutes dont les motifs ne sont  pas des créations exclusives. Pourquoi pas un jour créer un magasin d’usine ?

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