Actualités

Le Président réclame son gilet Vosges Terre textile !

Bois le matin, textile l’après-midi, François Hollande était chez Garnier-Thiébaut à Gérardmer pour un label. Vosges Terre Textile a su faire son buzz pour attirer le Président. L’inventivité et la détermination des entreprises vosgiennes qui veulent travailler chez elles, illustrent parfaitement cette prise en main qu’il prône pour l’avenir.

« Je suis très content que le Président de la République vienne ici reconnaître le travail qui a été fait. Je suis content pour l’ensemble des salariés, qui sont fiers de vous montrer que l’on peut vivre et travailler dans nos vallées, déclare Paul de Montclos, PDG de Garnier Thiebaut et président du label Vosges Terre Textile.

Merci !

Et de poursuivre : « En ce moment, vous vous trouvez plutôt face à des gens qui n’ont pas tellement envie de vous dire merci, moi je le ferai. Merci d’être venu dans les Vosges et merci pour le soutien que vous nous manifestez ». Le ton est donné, ce sera l’humour ! « Nous, c’est aux grincheux qu’on veut donner une claque ! poursuit le chef d’entreprise.

Ils sont allés jusqu’à la Capitale

« Les Vosgiens n’ont pas du sang de navet. En 2015, ils sont allés jusqu’à la capitale pour faire valoir Vosges Terre Textile (75% fabriqué sur le massif vosgien). Ils ont gravi des montagne pour asseoir leurs ambitions aux sommets. Nous voulons continuer à vivre de  travail dans nos vallées ». »Puisque que vous n’êtes pas venus jusqu’à moi lors de votre montée à Paris, j’ai dû venir à vous dans les Vosges », plaisante le Président, venu voir cette industrie qui prend l’offensive pour dépoussiérer l’image du textile.

Nous ne manquons pas d’idées, ni de convictions

« A ma connaissance, continue Paul de Montclos, bien peu d’entreprises (60 entreprises pour France Terre Textile et 4 bassins) apprennent à unir leurs forces pour revendiquer un Savoir faire et bénéficier de l’appui de l’État. Il est dommage qu’on nous considère comme des primates menacés de disparition à court terme. Comme vous le voyez, nous ne manquons ni d’idées, ni de convictions, ni d’humour ! ».

Des nappes Garnier-Thiébaut à l’Élysée

« Vous avez eu le passage de rois, d’un empereur, de présidents … il était temps que je vienne, rétorque François Hollande, d’autant plus nécessaire qu’à l’Élysée, nous avons des nappes et du linge qui viennent de chez vous. Nous avons même des nappes intâchables. C’est l’innovation. Vous avez la capacité de fournir ce que les autres ne peuvent pas faire, des petites séries avant-gardistes ».

De l’innovation, de l’excellence et du personnel

« Il faut utiliser le passé comme une référence, pas comme une nostalgie. Il faut avoir du passé une fierté, pas une mélancolie et en faire un levier de projection vers l’avenir, insiste le Président. Il nous faut de l’innovation de l’excellence et du personnel qualifiés, qui puisse transmettre leur Savoir faire. Vous êtes reconnus pour l’excellence de votre production« .

Il ne faut pas s’isoler de l’économie mondiale !

« Les accords mondiaux ne sont pas possibles si on ne fait pas reconnaître les appellations contrôlées. Il n’est pas possible de s’isoler de l’économie mondiale. Si vous fermez les frontières c’est la remise en cause du travail partout où il est produit ». Une pique discrète envoyée à Donald Trump (sans le citer), dont l’investiture à la présidence des États-Unis est en cours et qui provoque l’Europe en parlant de rétablir des mesures protectionnistes.

Reconnaitre les appellations contrôlées

« Le consommateur doit être sûr que ce qu’il achète répond aux critères annoncés. Il y a 20 millions de produits labellisés. Nous devons être les meilleurs dans les productions internationales. Il n’y a pas d’avenir s’il n’y a pas d’innovations. Elles peuvent être technologiques, structurelles, environnementales ou sociales ».

Selfies en série

Pour le Président de la République, ce sera une plongée simple dans cet univers de la production, des selfies en série avec le sourire. Cette valorisation de leur entreprise fait du bien aux salariés, mais certainement aussi à un Président qui après avoir été quelque peu malmené ces derniers temps, retrouve là un contact simple et authentique.

 

B.Boulay

Journaliste, c'est mon job ! J'aime les rencontres qu'il suscite, la diversité des milieux où il nous mène, les enjeux qu'il explore. J'apprécie le jeu de fil de fériste de l'éthique, qui parfois nous complique bien la vie... Après plus de 15 ans d’actualités locales, ACTU 88 est né. L’essentiel en toute simplicité. ACTU 88, c’est un journal indépendant, une aventure, un regard. C’est l’histoire d’hommes et de femmes qui donnent du sens à des projets. C’est la vie d’un territoire face aux enjeux de l’avenir. Faites-en un favori et contactez-moi ! ACTU 88 sera ce que vous en ferez ...

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page