Maisons d’enfants – 3e journée de réflexion pour les professionnels

Les personnels des maisons d’enfants à caractère social suivaient aujourd’hui une 3e journée de réflexion autour de leur métier. Ces enfants de plus en plus ingérables, les interpellent. Des problématiques difficiles sur lesquelles 200 participants venus d’Alsace, Lorraine et Suisse se sont penchés avec des  experts Belge et Québécois. Un autre regard, une autre façon d’aborder  les choses, qui peut être une véritable ouverture.

Ils y perdent souvent leur latin. Ces enfants et adolescents en souffrance qui leur arrivent, rejettent l’institution, deviennent violents à la moindre frustration. Ils tiennent tête, défient leurs éducateurs. ils s’enferment dans un comportement négatif, qui désespèrent ceux qui les accompagnent. Mais qu’est-ce qu’il faut faire ?

Tout le monde à un rôle à jouer dans un établissement

Bien sûr, que ces enfants ont besoin pour se construire, de trouver une relation satisfaisante et valorisante. Mais comment faire quand ils rejettent les gens qui leur tendent la main. ? « Dans un établissement, tout le monde a un rôle à jouer et des affinités peuvent se nouer avec le technicien ou la personne chargée des repas. », remarque Francis Robert, président national des ANMECS.

Pédagogie non punitive

Cette 3e journée de l’année met sur la table des problématiques de plus en plus complexes et proposent d’y réfléchir avec des intervenants. Roland Coenen, belge, prône une pédagogie non punitive. Il part de l’hypothèse que ces enfants et ces adolescents suivis par les services de protection de l’enfance, ont subi des stress quand ils étaient très jeunes et qu’ils en sont fragilisés.  Ils réagiront à de nouvelles contraintes avec agressivité, violence, rage ou dépression.

Positiver et construire un environnement favorable

Il préconise de travailler sur la valorisation de soi, dans une relation satisfaisante et de libérer les « émotions sociales » car ces enfants sont en difficulté dans leur relation à l’autre, dans leur capacité à avoir un échange affectif satisfaisant et ça prend du temps. Stéphane Bujold, Québécois, le rejoint sur la nécessité de positiver et valoriser ces jeunes en construisant autour d’eux, un environnement émotionnellement favorable.

Au moins un des piliers

« Notre mission, en tant qu’institution, est de tenter d’ancrer un des 4 piliers famille, travail, couple et société, comme porteur d’une relation positive et constructive. Car le jeune isolé en errance va trouver refuge dans un réseau de prédateurs, poursuit le président. A force de vouloir être conforme à la réglementation, les institutions ont perdu de vue qu’elles travaillaient avec des êtres humains, qu’il fallait tenir compte des émotions, du temps nécessaire pour se reconstruire et ne pas provoquer de nouvelles ruptures« .

 Le grand écart

Les institutions vont devoir évoluer et c’est un peu le grand écart avec un système conçu en référence à la loi.

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