Ovini – Pascal Laudinot, un vigneron pas comme les autres

Le vin, c’est un vrai plaisir et en plus, ça se partage. Il n’en faut pas plus à Pascal Laudinot pour imaginer une contrée des vieux vins de terroirs, qui ferait pétiller les papilles et fondre les palais. Un ami né dans les vignes, qui tente de sauvegarder le patrimoine occitan sur le domaine de Massamier la Mignarde dans le Minervois et le concept du « rêve partagé » est lancé. Le 3e larron apporte l’esprit « communion avec un terroir ». Il préconise de sentir la vigne de l’intérieur et de s’en imprégner. C’est cette façon de voir le vin qu’il proposait vendredi à de potentiels associés.

Dans la galerie SEBELER, quai des Bons enfants à Épinal, Pascal Laudinot accueille les participants, tous des gens intéressés par le vin, des potentiels associés. Pas facile de faire monter au Nord, les gens du Sud ! Le vigneron est un peu réticent pour monter dans les grands froids…

Partager du plaisir

« Ce que je vous propose, c’est de partager du plaisir », déclare le maître de cérémonie.  Plaisir des découvertes, plaisirs des dégustations, plaisirs du terroir, plaisir du réveil au matin sur les vignes… « Nos AG durent 48h, poursuit-il. Vous pourrez vous initier au labour derrière un percheron, faire une marche gourmande, avant de déguster les cuvées« . Il s’est attaché un ambassadeur culinaire, Pierre Augé qui donne du relief à ses tables.

Cépages oubliés

Au centre de ces virées festives entre joyeux lurons, il y a des vins. Pascal Laudinot veut réveiller les cépages oubliés, les vieux cépages de terroir. Et pour ça, il dispose d’une parcelle de 4ha dans le Minervois. entre l’Hérault et l’Aude. Cette parcelle était laissée en jachère depuis 20 ans. Elle sera replantée avec 8 à 12 cépages ancestraux, qui se côtoieront. Il parle de rivairenc, de plant droit, d’oeillade, piquepoul noir, grand noir de la calmette, le le terret noir, l’aramon, le bobal et bien d’autres noms savoureux. 1,5ha sera planté avec du grenache blanc.

Un pari un peu fou

Frantz Venez cultive et redonne vie à de vieux ceps du terroir. C’était son rêve. Pascal laudinot amène le réseau et le fait vivre. « Il existe 5 à 6000 cépages au monde, 2600 en France et seulement 40 constituent 95% du vignoble français« . Ils vont faire renaître les vieux crus. « C’est un pari parce qu’on ne sait pas quels goûts ils ont ! ». Ils vont travailler en biodynamique.

120 parts à prendre pour vivre le vignoble

Les associés deviennent ambassadeurs de leur vin et crée une vraie dynamique économique. dès le début, les associés seront rémunérés en bouteilles et toute une vie s’organisera autour du vignoble. Il y aura du monde aux vendanges, aux moments clé de transformation. Il est question de créer un gite sur place pour recevoir les visiteurs. Pascal Laudinot veut également créer un club d’oenologie à Épinal pour compléter le projet. 100 parts ont déjà été vendues. Il en reste 120 à prendre. C’est ce qu’il proposait vendredi à de futurs associés en offrant une dégustation gourmande pour parfaire la démonstration.

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