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Transcom liquidée, 407 salariés licenciés, dont 213 à Raon-l’Étape

Le tribunal de commerce de Versailles a prononcé hier la liquidation des 3 sociétés françaises de Transcom au 31 mars. 407 salariés se retrouvent sans emploi dont les 213 du Centre de Raon-l’Étape.

 

Ils le pressentaient car la situation était assez ubuesque, mais la pilule est amère. Les salariés ont essayé de se battre pour leur emploi. Ils ont fait appel au Ministère de redressement productif.

Hier, un bus de salariés avait fait le déplacement. C’est l’effondrement des derniers espoirs, la boule au fond de la gorge, l’angoisse de l’avenir.

Arrêt des 3 sites au 31 mars

Dans une semaine, les 3 sites Montluçon, Soissons et Raon-l’Étape s’arrêteront. 2 repreneurs s’étaient un temps manifestés pour les sites de Soissons et Montluçon, mais aucun ne s’était présenté pour Raon-l’Étape. Si le savoir-faire du site est prouvé, le tarif horaire négocié dans les contrats actuels, est dissuasif.

Une démarche a été faite à 2 reprises au Ministère du redressement productif, mais à ce jour, rien n’a été communiqué. « Les salariés ont présenté un projet pour travailler pour La Poste, puisqu’ils embauchent du personnel ex -Transcom, détaille Luc Toussaint, délégué. Mais au bout de 3 jours, on nous a dit que ce n’était pas envisageable. Pour nous, c’est un refus simple car le dossier n’a pas pu être vraiment étudié en si peu de temps ». Alors d’autres pistes ? A ce jour, c’est l’Arlesienne.

Dernier espoir, les pistes du Ministère du redressement productif

Mais c’est le seul espoir, de garder une activité, indépendamment de Transcom, et les salariés s’y accrochent encore un peu.

Cette après-midi, une assemblée sera organisée avec le personnel pour les informer plus précisément sur cette dernière semaine.

Négocier le plan de licenciement

Le plan de licenciement se négociera à partir de mardi avec l’entreprise.

Le maire Michel Humbert, le sous-préfet et la direction régionale des entreprises, de la concurrence et des fraudes sont mobilisés pour accompagner les salariés.

B.Boulay

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